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Comité du transportLe Comité du transport surveille et évalue la politique et le cadre législatif et réglementaire du gouvernement fédéral relativement au transport des minéraux et des métaux, afin de favoriser la compétitivité internationale de l'industrie minière canadienne.
Les services de transport maritime, ferroviaire et routier concurrentiels, abordables et efficaces jouent un rôle déterminant dans la rentabilité et la compétitivité de l'industrie minière. Les politiques qui affectent les transports affectent aussi le secteur minier. Toute politique favorisant un système plus efficace et abordable sera avantageux pour l'industrie minière, car il améliorera ses structures de coûts et sa compétitivité internationale, lui ouvrant ainsi de nouveaux marchés. L'industrie minière canadienne continue de s'inquiéter du déséquilibre observé entre les expéditeurs et les transporteurs en vertu de la Loi sur les transports au Canada (LTC) de 1996. L'AMC a donc participé aux activités du Sommet des expéditeurs, une coalition des expéditeurs canadiens qui vise à s'assurer que les décisions fédérales en matière de réglementation et de politiques rehaussent et non atténuent la capacité des expéditeurs canadiens de soutenir la concurrence internationale. En plus de l'AMC, le Sommet des expéditeurs réunit des représentants de l'Association canadienne de transport industriel, de l'Association canadienne des fabricants de produits chimiques, de l'Association des produits forestiers du Canada, de l'Institut canadien des engrais et de la Western Shippers Coalition. En juin 2000, le ministre fédéral des Transports a entrepris l'examen de la LTC, offrant du coup l'occasion de créer un système de transport plus efficient, flexible et abordable. Cette revue a mené au dépôt à la Chambre des communes, le 25 février 2003, du projet de loi C-26 modifiant la Loi sur les transports au Canada (et d'autres lois). En juin 2003, l'AMC a présenté un mémoire sur le projet de loi C‑26 au Comité permanent des transports de la Chambre des communes. Dans cet exposé, l'AMC indiquait que la LTC ne nécessitait pas de révisions majeures, car elle renfermait déjà beaucoup d'éléments essentiels pour favoriser la concurrence entre les chemins de fer pour les produits miniers. Voici les principaux points de ce mémoire (offert intégralement en anglais sur www.mining.ca) :
Malheureusement, le projet de loi C‑26 est resté en plan lorsque le Parlement a été prorogé en novembre 2003. Au moment de rédiger ces lignes, le projet de loi n'avait pas été présenté de nouveau. En 2003, l'AMC a participé à des alliances stratégiques, dont la Coalition maritime et industrielle nationale, pour réclamer l'élimination des droits de services maritimes de la Garde côtière canadienne. Ces démarches ont mené à l'adoption du projet de loi C‑212, parrainé par Roy Cullen (député d'Etobicoke-Nord), qui a été promulgué le 31 mars 2004. La nouvelle loi soumet à l'examen et à l'approbation du Parlement les frais d'utilisation imposés par les organismes de réglementation. Elle exige aussi que ces derniers consultent les clients et autres utilisateurs des services avant d'imposer ou de modifier des frais, donnant lieu à des activités de recouvrement et d'établissement des coûts plus transparentes. Les frais d'utilisation (p. ex. les droits de services maritimes) se sont accrus plus rapidement que toute autre forme de taxation au Canada, d'où l'importance de cette loi pour le secteur minier. Les membres de l'AMC et les expéditeurs ont aussi exprimé couramment des inquiétudes quant à la hausse des tarifs secondaires du transport des marchandises. Les deux grandes compagnies ferroviaires du Canada ont adopté de nouveaux tarifs le 1er janvier 2004, qui modifient les règles et les frais accessoires, entraînant une hausse importante des prix (en moyenne de 5 à 6 %) pour plusieurs des éléments accessoires, dont la commande, la quittance et la documentation (connaissements) des wagons, et la pesée, la surcharge et la permutation des wagons. Devant ces inquiétudes, l'AMC a mené un sondage avec le Sommet des expéditeurs pour déterminer les frais problématiques, leur montant total et leur pourcentage des coûts annuels de transport des marchandises. Les résultats de ce sondage ont été présentés à des hauts fonctionnaires de Transports Canada, Ressources naturelles Canada et Industrie Canada pour démontrer l'impact négatif de tarifs plus élevés sur la compétitivité des expéditeurs canadiens. |
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© L'Association minière du Canada Rapport annuel 2004 |
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