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La province de Terre-Neuve-et-Labrador contribue au maintien du Canada en tant que superpuissance minière mondiale

Grâce à l'abondance de ses ressources, à sa main-d'œuvre qualifiée et à d'importants investissements, la province est sur le point de connaître un nouvel essor minier de plusieurs milliards de dollars

L'économie de Terre-Neuve-et-Labrador bénéficiera de milliards de dollars en investissements miniers à court terme, alors que plus de 140 milliards de dollars en nouveaux investissements miniers sont prévus à l'échelle du pays d'ici cinq ans. Cette croissance est largement attribuée à différents projets prometteurs dans la province, selon l'Association minière du Canada (AMC).

Lors d'une allocution devant des membres de la chambre de commerce de St. John's, le président et chef de la direction de l'AMC, Pierre Gratton, a affirmé que les prix élevés des produits de base, stimulés par la demande de plus en plus forte de pays en plein essor comme la Chine et l'Inde, créent plus d'occasions que depuis bon nombre d'années sur le plan de la mise en valeur de nouvelles mines et de travaux d'agrandissement de mines d'envergure.

« La vigueur générale de l'industrie minière est évidente dans pratiquement toutes les régions du Canada et se traduira par de nombreuses retombées économiques. À ce propos, la province de Terre-Neuve-et Labrador, riche en ressources minérales, figure actuellement au cinquième rang des territoires miniers les plus étendus du pays », a souligné M. Gratton.

Selon l'AMC, la valeur estimative des projets miniers actuellement proposés au Canada s'élèverait à quelque 140 milliards de dollars. Dans le cas de la province de Terre-Neuve-et-Labrador, ce montant inclut des milliards de dollars d'investissements de nombreuses grandes sociétés minières internationales dans le secteur du minerai de fer. Citons par exemple l'usine de traitement hydrométallurgique de nickel de Vale en voie d'être construire à Long Harbour, le plus important projet d'investissement dans le secteur des métaux au Canada, dont le coût s'élève à 3,6 milliards de dollars.

La valeur de la production minérale à Terre-Neuve-et-Labrador était estimée à 4,6 milliards de dollars en 2011 et devrait progresser à 5,7 milliards de dollars en 2012, soit environ 10 % de la production minérale canadienne totale. Dans le secteur de la production de biens, l'exploitation minière arrive tout juste derrière le pétrole, représentant 8,6 % du PIB provincial en 2010. Les investissements d'exploration dans la province devraient atteindre un niveau inégalé de 234 millions de dollars en 2012, en hausse par rapport à un montant estimatif de 172 millions de dollars en 2011. Cette progression s'explique en grande partie par l'intérêt accru que suscite le minerai de fer dans la région ouest du Labrador.

« L'industrie minière de Terre-Neuve-et-Labrador fournit des occasions sans précédent sur le plan commercial et professionnel », a souligné George Ogilvie, président du conseil de Mining Industry NL et président de Rambler Metals and Mining. Grâce aux politiques favorables soutenues de notre gouvernement, nous sommes en mesure de poursuivre l'expansion de notre industrie dans le but de créer des avantages économiques et sociaux à l'échelon régional et d'approvisionner le monde en produits dont la société moderne a besoin. »

Selon l'AMC, environ 308 000 travailleurs au Canada sont employés dans l'extraction minière, la fonte et la fabrication. Le secteur propose également des rémunérations plus généreuses que de nombreux autres secteurs, notamment la foresterie et la fabrication. En 2010, le salaire hebdomadaire moyen d'un travailleur minier s'établissait à 1 632 $. Le secteur minier est également le plus gros employeur privé de travailleurs autochtones au Canada.

M. Gratton a également évoqué la récente décision du gouvernement fédéral visant à moderniser les processus canadiens d'évaluation environnementale et de délivrance de permis pour les projets d'exploitation de ressources en vertu de la Loi canadienne sur l'évaluation environnementale. Le régime « d'un examen par projet », énoncé dans le plan pour un Développement responsable des ressources du gouvernement dans le cadre de son Plan d'action économique de 2012, prévoit également l'établissement d'échéances fixes pour les examens de projet et la délivrance de permis afin d'éviter les retards susceptibles de coûter aux entreprises des milliards de dollars en investissements perdus et de nuire à la création d'emplois.

« L'efficience et la clarté qui découleront de ces réformes permettront au Canada de tirer parti de la demande de plus en plus forte des pays émergents pour des produits de base », a indiqué M. Gratton. « Ces mesures stimuleront également les investissements et la création d'emplois, en plus de rehausser la compétitivité du Canada et sa position en tant que superpuissance minière à l'échelle internationale. » 

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À propos de l’AMC

L'Association minière du Canada est l'organisme national qui représente l'industrie minière canadienne. Ses membres, qui sont responsables de la majeure partie de la production canadienne de métaux de base et précieux, d'uranium, de diamants, de charbon métallurgique, de pétrole extrait des sables bitumineux et de minéraux industriels, sont présents dans les secteurs de l'exploration minérale, de l'exploitation minière, de la fonte, de l'affinage et de la fabrication de produits semi-finis. Veuillez consulter le site www.mining.ca