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Changements climatiques

L’AMC et ses sociétés membres soutiennent une transition ordonnée vers un avenir où l’empreinte carbone sera réduite et se fait partenaire de la lutte contre les changements climatiques.

Dans les 20 dernières années, les sociétés membres de l’AMC ont accru leur efficacité énergétique et diminué les émissions liées à leurs activités grâce à des mesures comme l’initiative obligatoire de l’AMC Vers le développement minier durableMD (VDMDMD) et à diverses innovations à l’échelle des mines.

Il existe une synergie naturelle entre l’industrie minière et les technologies propres. Les matières premières sont transformées en outils technologiques qui contribueront à leur tour à la réduction de l’empreinte environnementale de l’industrie, ainsi qu’à l’amélioration de l’efficacité et de la fiabilité des activités minières. Ces mêmes matières premières permettent également la transition vers un avenir plus vert.

Deux décennies d’engagement

À la suite de la signature du Protocole de Kyoto, dans le but de fournir une réponse crédible aux changements climatiques, l’AMC a publié en mars 2000 un premier énoncé de principes sur le sujet. Dans les années qui ont suivi, l’AMC a mis en œuvre une série de mesures visant à améliorer le bilan de ses membres en matière de gestion de la consommation énergétique et des émissions de gaz à effet de serre (GES).

En 2004, l’AMC et ses membres ont lancé l’initiative VDMD, dans le cadre de laquelle les installations minières doivent se fixer des cibles et rendre des comptes quant à la gestion de leur consommation d’énergie et de leurs émissions de GES. En 2009, l’AMC a également adopté la politique sur les changements climatiques du Conseil international des mines et métaux. Ces actions à l’échelle de l’industrie ont été appuyées par une foule de gestes posés par des sociétés membres dans le but d’accroître l’efficacité énergétique, de réduire les émissions de GES et d’améliorer le bilan environnemental. Elles témoignent également du fait que l’industrie est depuis longtemps consciente qu’elle doit faire partie de la solution.

De concert avec ses membres, l’AMC a publié en 2016 ses Principes d’élaboration d’une politique sur les changements climatiques, dans lesquels elle appuie la tarification du carbone à grande échelle. Ce document visait à informer le gouvernement du Canada pendant qu’il élaborait son cadre pancanadien sur les changements climatiques. Il présente les éléments principaux d’un régime de tarification du carbone efficace. Idéalement, un tel régime devrait à la fois contribuer à la réduction considérable des émissions de gaz à effet de serre, protéger les secteurs à forte intensité d’émissions exposés aux échanges commerciaux, comme le secteur minier, et tenir compte de la situation unique des régions nordiques et éloignées du Canada.

VDMD : une stratégie d’amélioration continue pour l’ensemble de l’industrie

Conçue par l’AMC, l’initiative VDMD propose un système international primé ayant trait au rendement qui aide les sociétés minières à évaluer et à gérer leurs responsabilités environnementales et sociales. Il s’agit du seul programme minier au monde qui prescrit la production de rapports publics vérifiés par des tierces parties sur le rendement des sites d’exploitation par rapport aux indicateurs du programme. L’initiative VDMD a connu une belle croissance à l’échelle internationale. 

Le Protocole VDMD de la gestion de la consommation d’énergie et des émissions de GES illustre la volonté de l’industrie de limiter sa consommation énergétique et ses émissions. Pour répondre aux normes relatives aux bonnes pratiques VDMD (le niveau A correspondant à la certification ISO 50001), les établissements doivent démontrer que leur système de gestion prévoit une reddition de comptes par la haute direction, ainsi qu’un examen régulier des données énergétiques et leur assimilation dans le cadre des activités de l’exploitant. Les établissements sont également tenus d’offrir une formation de sensibilisation à la consommation d’énergie et de mettre en place des systèmes pour le suivi et la production de rapports, internes et externes, concernant les données sur la gestion de l’énergie et les émissions de GES. Enfin, dans l’esprit d’amélioration continue de l’initiative VDMD, ce protocole a pour objectif de confirmer que les établissements fixent et atteignent des objectifs de rendement en matière de gestion de l’énergie et des émissions de GES.

De plus, les récentes révisions apportées au Guide de gestion des parcs à résidus miniers de l’AMC et au Protocole VDMD de gestion des résidus miniers portent notamment sur certains aspects liés aux changements climatiques. On demande par exemple aux nouveaux établissements de tenir compte des conséquences attribuables aux changements climatiques, y compris les phénomènes météorologiques extrêmes et les conséquences potentielles sur le pergélisol dans les régions nordiques, durant le processus d’évaluation du risque.

L’initiative VDMD se penche également sur les meilleures pratiques en matière d’engagement envers la collectivité. Pour atteindre le niveau AAA, les sociétés doivent manifester leur appui à des projets communautaires.